Samedi 25 août 2007

undefinedNous aurions pû intituler cet article: "La Norvège en 2 temps", car comme vous l'avez compris (si vous avez lu l'article précédent), nous avons effectué une partie de notre épopée norvégienne en camping-car avec Francoise et Dominique et d'autre part en pédalant. On est sportif ou on ne l'est pas !
Ah la Norvège !!! Pas assez de mots pour la décrire et si peu de superlatifs assez éloquentspour vous la dessiner à sa juste valeur. Indéniablement, c'est pour l'instant le plus beau pays que nous ayons traversé mais aussi le plus cher. En effet, la Norvège est le pays le plus cher au monde, au coude à coude avec le Japon. Cela nous a très vite refroidi (ainsi que le climat, hihi) et nous a poussé à quitter cette contrée si étrangement majesteuse et particulière dans tous les sens du terme. 
Nous avons donc débuté ce périple au pays des trolls avec Francoise et Dominique à Oslo, une ville très cosmopolite et animée où il doit faire bon vivre. Ensuite, nous avons pris la route pour se rendre dans la région du Télémark qui est considérée comme étant la Norvège en miniature. On se croirait dans le grand nord canadien avec des reliefs moindres certes, mais beaucoup de lacs bordés d'innombrables sapins qui baignent dans les couleurs vives des mousses et du lichen: une nature sauvage à l'état brut où on trouve de temps en temps une maisonnette en bois coloré.
Nous nous sommes échoués à Notodden où avait lieu un festival de blues de renommée internationale, avant de se diriger vers Heddal et son précieux bijoux, une église en bois-debout atypiqueundefined et surtout magnifique.
Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin... et oui, il nous a fallu quitter cette contrée verdoyante si proche de l'Auvergne et des Vosges pour retourner dans la capitale. Mais avant cela, grâce au flair de Francoise, nous avons découvert un endroit idylliquement romantique, le Tyrifjorden, un site naturel grandiose qui baigne dans une nappe brumeuse à peine voilée, si mystique qu'elle pourrait convertir un athée confirmé en un abbé invétéré.
Ca y est la 2ème partie approche...
Nous avons dû laisser Francoise et Dominique rentrer à Belligné. En effet, ils nous ont abandonné à 2 pas de la gare d'Oslo, sans sous et sans eau! Il a donc fallu se reprendre et mettre de côté ces bons moments passés ensemble, car "après le cafard il faut que ca redémarre" (dixit Aristote!).
Bonne nouvelle, notre inscription sur Hospitality club* est effective.
(*: site internet qui n'est autre qu'un réseau associatif international d'hébergement gratuit pour les baroudeurs et autres voyageurs en quête d'échange (francais.hospitalityclub.org/indexfra.htm
).)
Notre 1er accueillant est Mathias, un jeune ingénieur francais qui vit à Oslo et qui excelle dans son rôle d'hôte.
undefinedNous passerons donc 2 nuits chez lui, le temps de visiter la ville, c'est à dire le musée Munch, le parc Vigeland et le musée des Vikings. Ensuite, nous avons chargé les vélos dans le train que nous avons failli manquer (course infernale dans les rues bondées d'Oslo pour arriver avec nos fidèles destriers à la gare).
Pourquoi le train? Et bien pourquoi pas !?!... Nous sommes descendu à Finse, ou plutôt sur une autre planète à 1222m d'altitude: un paysage lunaire et hostile gavé de moustiques.
La route mythique entre Finse et Flåm reste notre meilleur souvenir. Nous étions perdu en pleine montagne dans un décor surnaturel avec glaciers, lacs et cascades en veux-tu en voilà, où nous avons dû porter et pousser les vélos dans la neige à maintes reprises pour franchir des langues de neige en plein mois d'août et se farcir ensuite une descente tonitruante de plusieurs heures jusqu'à Flåm où un ferry (boîte à sardines...... euh à touristes) nous a fait voguer sur le majestueux Sognefjorden jusqu'à Gudvangen. Toujours pas de mots précis pour exprimer la beauté des paysages, aux découpages si aléatoires que nous avons dû prendre trains et bateaux à plusieurs reprises. Nous avons même dû pousser nos bécanes à bout de bras dans une côte d'un 1,3km à seulement 20% de dénivelé ( il nous faudra plus d'1h30! ). Nous avons eu aussi des montées interminables;exemple: 1 journée où nous avons effectué 30 km de grimpette ininterrompue, ce qui a fait craquer Aurélie.undefined
A part cela, nous avons eu plutôt beau temps, sauf 1 nuit où la tente a dû supporter rafales d'eau sur rafales de vent. Conséquence: à 3h du mat, nous avons épongé le sol couvert de crottes de moutons, car nous avions des flaques semblable à un water-bed géant sous le sol de notre chambre, forteresse imprenable.
Encore un petit coup de train entre Dale et Bergen où nous avons été accueilli par Laura et Vegar (encore grâce à Hospitality club), un jeune couple de norvégiens bien sympa.
Ah Bergen ! Il pleut tout le temps (275 jours de pluie par an). Nous voulons fuir cette ville portuaire qui semblait pourtant très jolie pour rallier au plus vite la Suède où la vie est moins onéreuse.Pour cela, nous embarquons sur l'Hurtigruten, un bateau style Titanic mais en moins imposant tout de même, qui longe la côte du sud au nord et qui a jetté pour nous son ancre dans le port de Trondheim. Après 2 nuits passés sur ce luxueux paquebot;2 nuits éprouvantes où nous avons campé nos matelas et nos duvets dans le salon panoramique du pont supérieur numéro 7, les 2 clochards célestes que nous semblons être s'en allèrent plein est, le vent en poupe, direction la Suède.
Il nous aura fallu 2-3 jours de pédalage dans le creux d'une vallée, au bord d'une rivière de type ardéchoise pour atteindre la frontière et son no man's land aux airs de western morriconien.
Belle Norvège où le droit de libre accès à la nature est en vigueur et où nous avons pû nous laver (sans savon biensûr!) dans les cours d'eau.
Etrange Norvège où on a pû remplir nos gourdes avec l'eau des rivières, sans crainte aucune, mais où la restriction sur l'alcool est hyper réglementée. En effet, tout comme en Suède, il existe des magasins spéciaux pour acheter de la bibine. Les supermarchés, quant à eux, vendent tout de même de la bière allégée (pas + de 3,5 %). Le seul problème c'est qu'on ne peut en acheter que jusqu'à 20h en semaine et 18h le samedi (le dimanche c'est proscrit!). Autre ruse étatique: lors des manifestations exeptionnelles, comme nous avons pû le constater au festival de Notodden, les gens peuvent boire de l'alcool, mais uniquement dans des enceintes grillagées sous contrôle. Interdit de déambuler dans la rue une gueuse à la main!

Comme la tradition le veut nous remercions nos rencontres fortuites et/ou  forcées!

- Encore merci à Francoise et Dominique.
- Bisous à mathias et Thomas d'Oslo grâce à qui nous avons pû flâner dans la capitale, l'esprit tranquille et allégé du poids de nos montures.
- Salutation cordiale à ce cycliste allemand amoureux de la Norvège (il venait pour la 12ème fois!!!) rencontré dans le train Oslo-Bergen.
- Un grand merci aux cyclotouristes scandinaves qui nous ont aidés à porter nos vélos dans la neige entre Finse et Flåm.
- Une pensée pour ce jeune agriculteur de Fyre qui nous a permis de camper dans son champ.
- Un petit coucou à ces 4 vacanciers cyclistes venu de Paris avec qui nous avons taillé la bavette, perdu au milieu de nul part.
- Bêlements de compassion pour nos pôtes les moutons de Bjorgi qui sont riches en conneries et en sympathie!
- Un SMS par la pensée à ce norvégien originaire de Voss qui a gentillement prêté son téléphone portable à Aurélie pour qu'elle souhaite un joyeux anniversaire à sa mamie chérie.
- Bisous également à Laura et Vegar nos hôtes d'une nuit à Bergen.
- Et enfin, merci à Marie-Christine et Gilles de Lyon, rencontrés sur l'Hurtigruten, avec qui nous avons passé de bons moments de franche rigolade! 




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par aurelie et chris
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